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LE RÔLE DU CERVEAU, LES ÉMOTIONS ET NOTRE RESPONSABILITÉ

Comment «surfer» sur la vague dans un monde où les libertés se restreignent, où les peurs se démultiplient, où les médias nous désinforment, ou la consommation remplie le vide de nos manques?

Comment, au quotidien, trouver la voie de l'harmonie et la motivation nécessaire pour continuer quand, apparemment tout s'écroule? Valeurs, croyances, finances …

De quoi mettre du pain sur la planche à celle ou celui qui veut bien continuer à voir la vie comme un grand champs d'expériences à sa propre évolution, et non pas comme un grand champ de bataille régi par la loi du dominant et du dominé.

Il a des lois d'incarnation qui restent incontournables, comme la loi de gravité de Newton. Lancer une pomme en l'air n'en a jamais fait une pomme volante, mais bien une pomme qui retombe sur le sol. Apprendre une langue étrangère, une technique, ou simplement à conduire un véhicule nécessite obligatoirement un temps d’apprentissage pour que cela devienne automatique.

 

Il en est de même pour le cerveau, qui à ses propres lois ; les découvrir permet de faire un pas en avant dans la connaissance et l'apprentissage de notre vie de tous les jours.

Bien vivre à chaque instant, c'est déjà savoir quel est le rôle de notre cerveau, quel est son implication dans la relation à nous-même, aux autres et à la vie.

Ceci est le thème de cet article : découvrir les lois qui régissent le cerveau.

 

Notre cerveau est un ordinateur super perfectionné qui assume les fonctions primaires à notre survie.

 

RAPPEL CONCERNANT LE CERVEAU:

(voir article ci-après sur le décodage biologique dans Le Journal du Naturel):

 

• Il faut savoir que la première fonction du cerveau est, avant la survie de l'individu, la survie de son clan, c'est à dire que nous sommes tous chargés de mémoires conscientes mais aussi inconscientes, qui font que nous répétons très souvent sans le savoir, des automatismes qui viennent de nos ancêtres. Ce qui nous amène à perpétuer des schémas que nous ne choisissons pas toujours et qui appartiennent aux membres de notre famille: maladies, conflits, pertes d'argent … mais aussi dons et capacités. C'est ce que l'on appelle la survie de l'espèce. Nous venons du monde animal et notre cerveau archaïque fonctionne en termes de troupeau, meute, horde, fourmilière … C'est l'esprit grégaire. Ainsi, sans le savoir nous continuons à faire vivre notre clan à travers nos comportements, nos décisions, nos vies. Rien ne meurt, mais rien ne se crée.

 

• Le cerveau fonctionne comme un ordinateur: c'est lui qui met en place le programme, le gère et fait que cela fonctionne. Les systèmes respiratoire, digestif, circulatoire, hormonal … ainsi que tous les réflexes de survie devant un danger constituent le deuxième rôle du cerveau: faire survivre l'individu pour l'instant d'après. Nous n'avons pas à nous en occuper, c'est automatique. Il met en place des solutions élaborées qu'il a aussi la capacité de déprogrammer.

 

• Il s'articule sur le mode quatre, il ne fait pas la différence entre le monde réel, imaginaire, virtuel et symbolique; c'est ce qui nous différencie du monde animal. Ce qui veut dire que nos peurs ne sont pas toutes réelles. Prenons deux exemples: J'ai peur des souris, est-ce une peur réelle? Me suis-je déjà fait attaquer par une «horde» de souris? Non c'est une peur imaginaire. Je suis effrayée devant la projection d'un film fantastique ou d'horreur, mais est-ce une peur réelle? Non, seulement virtuelle.

 

• Les yeux ne voient pas, ils photographient l'ombre et la lumière. Alors qui voit me demanderez-vous? Le cerveau. Il voit au travers des filtres qui sont déjà pré-imprimés. Quand je dis filtres, je parle de tous les concepts, les systèmes de croyances, idées, mémoires. C'est le cerveau qui voit et juge d'une situation, d'une personne … C'est l'histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein. Notre vision du monde n'est que la vision de notre propre réalité fondée sur nos imprégnations, jamais une vision réelle de ce qui est!

 

• Parlons maintenant du cerveau gauche ou cognitif et du cerveau droit ou limbique. Le premier est celui de l'apprentissage sous toutes ses formes, de la logique, de la conceptualisation, des automatismes quotidiens, de la mémoire. Il nous définit et nous différencie face aux autres.
Le second se charge de tout ce qui est créatif, intuition, inspiration, vision globale du monde … Bref, tout ce qui est hors de nos limites physiques et terrestres. Le Docteur Jill Bolte Taylor parle de cerveau Nirvana.
Celui-ci est aussi le siège de nos émotions. Dès que nous confrontons une émotion «positive» ou «négative», il y une transmission immédiate par les neurotransmetteurs. L'amygdale envoie le message aux différentes glandes du cerveau: hypothalamus, hypophyse, capsules surrénales. Elles libèrent plusieurs hormones, dont le cortisol, qui est l'hormone du stress. L'information est sur le champ délivrée aux organes du corps, via le tronc cérébral: le coeur se met à battre plus vite, les poumons, les bronchioles se dilatent, la peau réagit émettant de la sueur …

 

Le cerveau ne ressent pas, cela n'est pas son domaine, il trouve des solutions à nos ressentis, il gère, trie, compacte et organise les bons programmes en relation avec toutes ces informations reçues. C'est le corps qui traduit l'émotion par le ressenti physique qui en découle.

 

• Et pour finir n'oublions pas les trois principes archaïques du cerveau dont nous parle Jean-Philippe Brebion: Territoire, Alimentation et Descendance. Faire en sorte que ces trois domaines soient au quotidien respectés est le rôle du cerveau. Dès qu'il y a non-respect de l'un, soit : pas de territoire ou pas de nourriture, ou encore danger pour la descendance, le cerveau sonne la sonnette d'alarme, pour être plus explicite, la sonnette des peurs!

 

• Tout est bien sûr en relation, rien n'est séparé, ce sont les neurotransmetteurs qui se chargent de relier tout ce petit monde! Ils transmettent des milliers d'informations à la seconde ou «bits». Tout est interconnecté: cerveau, corps, coeur, âme. On parle de vision holistique de l'être humain.

 

Maintenant que nous avons établi schématiquement les bases de fonctionnement du cerveau, arrêtons nous sur le terme du mot survie. Que veut dire survie? Tout ce qui a trait à la sécurité physique de l'individu. En effet, tout ce qui est inconnu est insécurisant. Tout nouveau projet, croyance, idée, choix, changement, rêve est insécurisant et considéré comme dangereux s'il n'est pas reconnu par le mode de fonctionnement de notre propre cerveau. Or, ces projets, croyances … sont différents pour chacun d'entre nous. Par conséquent, lorsque la vie nous met devant le fait accompli d'un changement de situation inopiné, ou encore lorsque nous formulons des rêves de vie différents qui ne correspondent pas au programme pré-établi, commence alors à réagir tout un monde fait de questionnements, de doutes, de peurs et d'émotions qui peuvent aller jusqu'à la dégradation de notre santé psychique et physique.

 

PRENONS DEUX EXEMPLES:

 

Observons d’abord Monsieur Trahi. Il travaille, a une famille, une maison ou un appartement, des enfants, des relations sympas, fait du sport, prend des vacances, aime sa femme, et a su créer un territoire sécurisant. Il a de quoi remplir le frigo et le congélateur, et il est content de sa progéniture en l'occurrence deux beaux enfants. Il se sent, comme on dit, à l'abri, car il a pu mettre 50 000 euros de côté en cas d'imprévus. Bien sûr, il y a le quotidien et ses aléas, mais il fait avec en trouvant des solutions pratiques sur l'instant. Pourtant, «la vie n'est pas un long fleuve tranquille». A une date précise correspondant à une mémoire de son clan,(programme pré-établi), il se retrouve confronté à une problématique qui met en péril son équilibre et la stabilité familiale qu'il avait, aux fils des années, mis en place. Sa femme lui apprend qu'elle a une liaison et qu'elle le quitte, ou encore que son patron le licencie: changement brutal de situation qui ne correspond pas du tout à ce qu'il prévoyait pour les dix ou vingt ans à venir.

 

Prenons ensuite le cas de Madame Bornéo. Elle travaille depuis vingt ans dans la même entreprise et, déjà depuis quelques années, souhaite démissionner pour réaliser son grand rêve: partir sur un voilier pendant un an découvrir les îles paradisiaques du pacifique. Chaque fois qu'elle y pense et qu'elle conçoit son projet, son coeur s'emballe, et son âme chante. Pourtant cela fait déjà 8 ans qu'elle hésite et finalement, remet son projet à plus tard.

 

Pour ces deux situations et bien d'autres, qui paraissent aux antipodes, le mécanisme de survie est le même: difficile d'assumer une situation de changement. Monsieur Trahi, va rentrer en phase de sur stress, attaque à sa survie, et pourra aller, s'il ne trouve pas de solution pour stabiliser sa nouvelle situation, jusqu'à déclarer une maladie face à l'inacceptable(voir article sur décodage biologique dans le Journal du Naturel).

Reprenons l'exemple de Madame Bornéo : Elle remet son rêve à plus tard, car chaque fois qu'elle se décide à donner sa démission, le cerveau lui donne les bons arguments de survie pour qu'elle se rétracte.

Comment cela se passe t-il à l'intérieur? Elle a le projet de son rêve dans le cerveau, et chaque fois qu'elle y pense cela déclenche des émotions, qui grâce aux neurotransmetteurs, sont transmises au corps, par exemple: émotions de joie, élans de liberté … Puis, dans le moment qui suit, le cerveau reprend ses droits en déclenchant le processus de pensées en relation à la survie : doutes, questionnements, interrogations … Cette fois-ci les neurotransmetteurs vont décharger dans le corps des enzymes chimiques en relation à la peur. On appelle cela le balancement du cerveau, une sorte de va-et-vient entre le désir de concrétiser le projet et la peur pour sa survie.

Il va falloir conjuguer avec notre cerveau qui prône la sécurité et le clan, et nos élans de coeur et d'âme qui ont le désir d'exprimer l'être en dehors de toute considération rationnelle et matérielle.

En décodage biologique on appelle aussi le cerveau, le Mouton, et le désir d'être et de se réaliser, le Lion. Jusqu'à ce jour je n'ai vu encore personne capable de mettre son cerveau dans son sac en disant «Maintenant j'exprime l'être, c'est à dire mes rêves, mes projets, et je verrai plus tard pour le Mouton!!»

Composer avec les deux dans cette incarnation veut dire savoir écouter la voix du cerveau pour éviter les dangers réels mais aussi la calmer en la remettant à sa juste place, afin de laisser le Lion «rugir» sa vie. La canadienne Guylaine Lanctôt, explique ce phénomène très bien quand elle dit: «Passer du Mouton au Cheval ailé». C'est simplement établir rationnellement la différence entre une peur réelle, imaginaire, virtuelle ou symbolique; devenir l'observateur de sa vie et non pas simplement l'acteur, c'est à dire vivre consciemment ses actes, ses pensées et ses paroles. Suis-je toujours bien celle ou celui qui fait consciemment des choix, ou suis-je encore sur pilotage automatique? Est-ce la voix du clan qui parle dans ma tête, ou est-ce bien moi? Il s'agit d'aller au-delà de la vision que notre cerveau veut nous donner de la vie, puisque comme je l'ai expliqué plus haut, c'est notre cerveau et tout ce qui y est engrammé qui nous donne une réalité du monde qui nous entoure, et non pas les yeux.Je parle souvent de vitrine et d'arrière-boutique.

Toute l'éducation est mise sur le cerveau gauche, et si peu pour le cerveau droit. Nous vivons dans un monde rationnel, logique, où la créativité ne fait pas le poids face au «vicissitudes» de la vie! Bien que l'utilisation du cerveau droit permet aux émotions d'être gérées et relativisées. Développons notre intuition, notre capacité à prendre de la distance face aux évènements. Disciplinons notre cerveau gauche en développant le cerveau droit, il y a aujourd'hui tellement d'outils à disposition : Yoga, relaxation, respiration consciente, massage, ateliers créatifs … Et, n'oublions pas, le pouvoir calmant de Dame Nature. Alors, soyons créatifs!

 

Nous parlons de manipulation des médias, des politiques, et de tous les systèmes, qu'ils soient médical ou scientifique. Nous nous laissons aussi entraîner par la peur de notre entourage, de nos amis ou collègues, sans prendre en compte que la première des manipulations est celle de notre cerveau et de nos émotions. Nous remettons notre pouvoir à l'extérieur en jouant la victime, sans voir que nous sommes avant tout victime de nous-mêmes. Dépendants de notre programme et de nos émotions. Nous accusons le monde extérieur, la vie, la société sans remettre une seule fois en cause notre propre responsabilité. «C'est la faute de mon mari, de ma femme, de mon patron, de la crise financière, du système …» et nous éduquons nos enfants dans cette voie-là. Il est certain qu'il est beaucoup plus facile de jouer la victime que d'inverser le processus en prenant conscience que nous sommes responsables de tout ce que nous créons, consciemment et inconsciemment. Et ainsi nous passons nos vies à répéter les mêmes schémas, des rêves plein la tête, qui rarement se réalisent, et finissons par mourir frustrés, malades et pleins de regrets de ne pas avoir vécu.

C'est nous et nous seuls qui décidons ou non d'accepter les informations qui viennent de l'extérieur (médias, entourage familial et relationnel) et de l'intérieur de notre cerveau (mémoires du clan). C'est nous qui détenons le pouvoir de laisser ces informations prendre de l'importance dans nos vies et sur nos choix. C'est encore nous qui réclamons le contrôle et l'assujettissement par peur, par besoin de sécurité, par sensation de manque et sentiment de victimisation. Par besoin de reconnaissance, nous préférons faire partie du troupeau que d'exprimer seul, sans révolte et provocation l'essence de notre Etre. C'est encore et toujours l'esprit grégaire. Nous passons notre vie à sécuriser notre territoire par peur du futur. Nous en oublions nos rêves et finissons par nous endormir sur le lit de nos peurs en nous disant que, finalement ce n'est pas si mal … Le ronron de nos mensonges et de nos oublis finit par nous bercer dans une douce illusion que seul un évènement conséquent est capable de réveiller.

Arrêtons simplement de mettre sur le banc des accusés le système et ses dérives. Prenons conscience que c'est grâce aux manipulations de notre cerveau, de nos émotions et de la société que nous pouvons réellement commencer à nous redresser, à ouvrir les yeux sur l'opportunité que nous donne cette incarnation à vivre debout, en homme libre, en dehors des attachements matériels, émotionnels, et relationnels et en vivant dans l'instant présent. Tout est possible si nous savons discipliner nos émotions et nos pensées en devenant simplement l'observateur de ce que nous pensons et ressentons au jour le jour, le reste n'est que prévision dérisoire, imagination suspecte, et illusion.

 

Je voudrais finir sur ces mots, tirés d'un texte anonyme, afin de redonner à chacun le goût de l'aventure et du rêve, car encore aujourd'hui ou tout s'accélère, nous sommes capables dans notre quotidien de vivre debout.

«Je refuse la croyance au hasard, qui est un des principaux mécanismes de déresponsabilisation de notre culture. Je suis conscient(e) que je crée ma propre réalité par ma façon d'accueillir et d'interpréter les évènements de la vie. Dans toutes les circonstances de la vie, je chercherai systématiquement les moyens et les solutions, plutôt que les excuses et les refuges. Je préfèrerai l'ouverture et le risque, plutôt que la passivité et la sécurité».

 

Marie Chatelard

 

1 Docteur Jill Bolte Taylor, Voyage au-delà de mon cerveau, Editions Jean-Claude Lattès, 2008.

 

2 Jean-Philippe Brébion L'Empreinte de naissance, Editions Quintessence, 2004.

 

3 Guylaine Lanctôt, La mafia médicale, Editions Voici la Clef, 1999.

 

 

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